Dans le cadre des 16 jours d’activisme pour mettre fin aux violences basées sur le genre (VBG), Mme Camara Rokiatou Sidibé, présidente de l’Association pour la Promotion des Droits et Devoirs des Femmes (APDDF), a pris la parole pour sensibiliser et éduquer sur ce fléau qui affecte des millions de femmes et de filles à travers le monde.

“Les violences basées sur le genre, ou VBG, sont toutes les formes de violences infligées à une personne en raison de son sexe ou de son genre. Elles incluent les violences physiques, sexuelles, psychologiques, économiques et sociales. Ces actes ne sont pas seulement des violations des droits humains fondamentaux, mais également un frein majeur à la réalisation de l’égalité entre les genres”, explique Mme Sidibé.

Mme Sidibé souligne que les VBG sont souvent enracinées dans des systèmes patriarcaux, des normes culturelles discriminatoires et des inégalités structurelles. Ces violences peuvent prendre plusieurs formes, notamment :

  • Les violences physiques, telles que les coups et blessures ;
  • Les violences sexuelles, comme le viol, les agressions sexuelles et les mariages forcés ;
  • Les violences psychologiques, incluant les menaces, le harcèlement moral et les humiliations ;
  • Les violences économiques, qui consistent à privér une personne de ressources financières ou à restreindre son accès au travail.

Les consequences de ces pratiques sont multiples affectant non seulement les victimes, mais également leurs familles. Ces conséquences incluent :

  • Des blessures physiques et des traumatismes psychologiques ;
  • Une diminution de la participation économique et sociale des victimes ;
  • Une perturbation du tissu social et des relations interpersonnelles ;
  • Un coût économique élevé pour les sociétés.

Chaque année, la campagne des 16 jours d’activisme, qui se déroule du 25 novembre (Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes) au 10 décembre (Journée des droits de l’Homme), offre une plateforme mondiale pour sensibiliser, mobiliser et agir contre les VBG.

Pour Mme Sidibé, “Ces 16 jours sont une opportunité de réunir les efforts des gouvernements, des ONG, des communautés et des individus afin de briser le silence autour des VBG. Il s’agit d’encourager les victimes à parler, de renforcer les mécanismes de protection et de plaidoyer, et d’adopter des lois plus strictes pour sanctionner les auteurs.Nous ne pouvons pas rester silencieux face à ces injustices. Chaque action compte. Nous appelons tous les citoyens à s’engager à leurs niveaux pour mettre fin aux VBG”, conclut Mme Sidibé”

Vous pouvez suivre l’integralité de son interview via le lien suivant :